Devise

 »Misericordia Et Veritas »

Cette belle devise latine se traduit par  »Compassion et Vérité ». Les mots latins étant polyvalents, elle a aussi le sens de  »Piété et Justice ». Cette devise a été choisie par les soins éclairés de Messire Eugène Morissette, curé de la Paroisse.

Blasonnement
Parti d’argent et de gueules à l’aigle éployée de l’un en l’autre, au franc-canton d’azur chargé d’une croix alésée d’or.

Parti…
Se dit en héraldique d’un écu séparé par une ligne médiane verticale.

Argent…
L’argent, est avec l’or, employé pour représenter certains meubles héraldiques. Il est aussi utilisé comme champ d’écu (fond).

Aigle…
Dans tous les temps, l’aigle a été le symbole de la force, de la majesté et de la puissance. Dans la mythologie gréco-romaine, il fut consacré à Jupiter. Dans le blason, depuis le Moyen-Âge, l’aigle a été reproduit de façon stylisée, suivront des dessins fortement conventionnels.

Pendant toute la durée de l’Empire Romain et du Bas-Empire, l’aigle demeura le symbole de la puissance impériale.

L’aigle à deux têtes n’apparaît qu’à la fin du Bas-Empire. Cet emblème servait, sous les derniers empereurs de Constantinople, à indiquer leur double domination en Orient et en Occident. Plus tard l’aigle fut adopté par différentes nations: Pologne, Autriche, Prusse, etc.

Naturellement les aigles, comme d’ailleurs tous les meubles héraldiques sont dessinés suivant un modèle exclusif pour chaque possesseur. Il est à noter qu’en héraldique, l’aigle est toujours désignée au féminin.

Ce symbole a été placé dans les armoiries de Sainte-Claire afin de rappeler le nom de Louis Jolliet seigneur de Jolliet. Une partie de la seigneurie de ce nom est en effet enclavée dans le territoire de la paroisse.

On ne connaît pas d’armoiries à Louis Jolliet, par contre sa mère en possédait. Jean Jolliet, le père du célèbre explorateur canadien avait épousé Marie d’Abancourt appartenant à une grande famille de Normandie dont le chef était seigneur d’Héloy. Marie d’Abancourt portait comme armoiries  »De gueules à l’aigle d’argent ». C’est-à-dire, d’argent sur fond rouge.

Pour respecter le principe de l’exclusivité et de la propriété des armoiries, l’aigle figurant dans le blason de Sainte-Claire a été représenté avec une variante.

Éployée…
Cet adjectif s’applique à l’aigle, figurant dans vos armoiries, avec ses ailes étendues et sa tête dressée.

De l’un en l’autre…
Cette expression indique que les couleurs du meuble héraldique sont les mêmes que celles du champ (fond) de l’écu, mais qu’elles sont interverties.

Franc-canton…
Cette partition de forme carrée, couvrant environ un neuvième de la surface de l’écu, est, sauf indication contraire, toujours placée en haut et à gauche de celui-ci (lorsque l’on fait face aux armoiries).

Azur…
Nom héraldique de la couleur bleu-roi. Ce mot vient de l’arabe  »lazouverd » qui signifie: couleur du ciel. En gravure, cet émail est représenté par des hachures horizontales. Cette couleur était la principale dans les écus et sur les bannières de l’ancienne France.

Chargé…
Cet adjectif indique que la partition est décorée d’un symbole.

Croix…
La croix était jadis un instrument de supplice composé de deux pièces de bois qui se coupent et se traversent, ordinairement, à angles droits et sur lequel on attachait les esclaves et les malfaiteurs. À la suite du supplice de Notre-Seigneur, la croix devint l’emblème de la chrétienté. Presque tous les peuples de l’Antiquité ont, dès les premiers temps de leur histoire, employé la croix comme instrument de supplice; cet usage prit vraisemblablement naissance en Orient, où il subsiste encore dans certaines contrées.

Les Égyptiens et les Carthaginois, les Perses et les Scythes le connaissaient. C’est probablement aux Perses que les Grecs l’ont emprunté.

À Rome, on en vint à regarder ce supplice comme le plus ignominieux de tous les genres de mort, et, sauf les cas de sédition, on n’y condamna plus que les esclaves et les plus vils malfaiteurs.

Le récit de la Passion de Notre-Seigneur dans les Évangiles, nous fait connaître tous les détails du supplice de la croix tel que le pratiquaient les Romains. En général l’instrument de supplice était dressé près d’une grande route afin de produire un effet d’intimidation. Mais après avoir embrassé le christianisme, Constantin, par respect pour Jésus-Christ défendit d’infliger, à l’avenir, le supplice de la croix aux criminels.

Les artistes du Moyen-Âge s’emparèrent de cet instrument de supplice pour le reproduire sous les aspects les plus variés.

Les héraldistes compliquèrent à l’infini, le détail de ces types de croix. La croix de vos armoiries rappelle les croisettes qui figurent dans les armoiries de Monseigneur Joseph-Alfred Langlois, troisième évêque de Valleyfield et dont Sainte-Claire s’enorgueillit d’avoir été le berceau.

Alésée…
Le fait que les branches d’une croix ne touchent pas aux bords d’un écu ou d’une partition est précisé par l’adjectif cité en marge.

Or…
Ce métal, est, dans la hiérarchie des métaux héraldiques, le premier des trois (or, argent et acier). Il figure dans les armoiries de Monseigneur Langlois dont il décore le chef (haut de l’écu).